Le génie créatif de l’homme est immense !

Portugal 2016

 

 

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Martine Bligny & Florence Corbi

janvier 2020 Lyon

La fascinante douceur des Regards de Martine Bligny

 

 A l’origine de chacun des tableaux de Martine Bligny, il y a la rencontre fortuite avec une représentation humaine ayant pouvoir d’étrangeté et de mystérieuse fascination pour l’artiste : quelque chose comme une fragilité, une faille qui permettrait de s’introduire à l’intérieur de l’image et dans ce qu’elle sous-tend d’irréalité, de rêve et d’intemporalité.

La peinture devient alors cette recherche de la présence entrevue ou espérée. C’est un exercice délicat et précis, comme le travail d’un alchimiste, et qui tient bien sûr de la magie, car il s’agit de faire surgir de la matière- même comme une vérité ou une lumière d’ordre spirituel.

Les ingrédients et la technique de la peinture de Martine Bligny sont uniques et doivent garder leur caractère secret. Ses gestes sont ceux d’un rituel quasi religieux qui ne peut se dérouler que dans la pénombre et le silence, pour mieux saisir les présences et leurs regards au moment de leurs surgissements. Ces regards viennent du plus profond de l’être et du plus loin de notre histoire commune. Ils sont sont ceux du recueillement, du mystère, de la prière, de l’apaisement et de l’intériorité sereine, face à la frénétique extériorisation de nos contemporaines certitudes.

Pierre Souchaud

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Florence Corbi céramiste 

Florence Corbi joue avec le feu. Pour fixer la terre, pour figer la matière ductile. Pour rendre pérennes des formes qui, sinon, s’évanouiraient. Les hommes ont inventé le feu pour se défendre, nous disent les manuels. Ils l’ont surtout inventé pour se souvenir, pour conserver, pour garder la trace, pour éterniser le présent, pour transmettre, pour défier l’écoulement du sablier, pour contrevenir à la mort. Le feu n’anéantit pas, nous disent les sculpteurs, il solidifie nos rêves et consolide nos espoirs.

 

 

 

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Mr Li, Antiquités à Saïgon  

Du 5 au 29 Mars 2020 

Les galeries de la tour 16 rue du Boeuf Lyon  5 ème

En 1905, Monsieur Li était l’heureux propriétaire d’un joli commerce d’antiquités asiatiques, rue Catinat, en plein centre ville de Saïgon. Il recevait de toute l’Indochine des objets d’art anciens, des meubles aux essences précieuses, des céramiques traditionnelles, des sculptures Khmer évoquant l’Homme -Dieu et de délicats ouvrages en soie.

Chaque soir, Monsieur Li rentrait chez lui en prenant un tilbury, passait devant l’Hôtel Continental où séjournaient de nombreux clients venant du monde entier qui fréquentaient sa boutique, en quête de quelques pièces exceptionnelles pour leur cabinet de curiosités.

Aujourd’hui, c’est imprégnés du souvenir de la passion de Mr Li, que nous découvrons une réinterprétation de l’art asiatique à travers la création d’artistes contemporains et de grands artisans d’art qui ont su se réapproprier l’esprit, la sensibilité de ces merveilleux savoir-faire, lointains et ancestraux certes, mais immuables et partageables universellement.

Françoise Souchaud

 

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