Odile Mandrette

Quelques idées un peu en vrac des techniques que j’emploie…

A l’origine des techniques dont j’use aujourd’hui, c’est une recherche de nouveaux matériaux,

autorisant des formes plus légères, plus transparentes, complémentaires avec la densité et rigidité

de la terre cuite.

Je troque donc parfois selon les besoins, ébauchoirs, mirettes et pinceaux contre aiguilles et

crochets et décapeur thermique. Les techniques que je met en oeuvre, sont des techniques de

base, un point simple et des noeuds. Cela emprunte aux « ouvrages de dames » certes, mais sans

le savoir-faire de la brodeuse, de la tricoteuse ou de la dentellière. Ce qui m’intéresse, est la

matière qui va se créer, matière que je vais pouvoir bruler, fondre afin de lui conférer de nouvelles

propriétés, enduire de matières colorées ou enrichir d’éléments fabriqués ou récupérés.

J’aime autant rentrer dans une mercerie que dans un magasin de bricolage, être tentée par les

rayons d’un fournisseur pour beaux arts que fouiller chez un ferrailleur, visiter des palais que

écumer les vides greniers ou je trouve idées et matières premières.

J’expérimente aussi des mélange de matériaux, colles, de nouveaux supports empruntés au

bâtiment …etc …la liste est loin d’être exhaustive !!! O . Mandrette

 

Brigitte Long

Photographie portrait  de Thérèse Roberjot

Brigitte Long

Pétrifications de songe et de mémoire

Brigitte Long entretient un dialogue silencieux, intime, puissant et profond avec la matière. Qu’il s’agisse de céramique, de peinture ou de  sculpture,  elle poursuit  toujours le même corps à corps avec le matériau sollicité,  pour en exprimer l’évidence interne, pour en révéler l’âme et les pensées secrètes, pour en exalter la sensualité infuse.

Les oeuvres de grès ou porcelaine  présentées ici, façonnées, engobées, émaillées,  sont cuites avec la technique du raku, qui permet de conjuguer brutalité et douceur, rudesse et subtilité, sobriété formelle et tension spirituelle.

Ces pétrifications de temps et d’espace, couvertes des griffures de la mémoire du monde, sont des objets  à regarder et  caresser pour mieux s’imprégner de toutes les  vérités terrestres.

 Pierre Souchaud

Alain Kieffer

Énigmatiques divinités

Les statuettes d’Alain Kieffer ont cette même présence étonnée d’être au monde, que celles surgies de sépultures datant de civilisations depuis longtemps disparues. Elles sont en parfait état de conservation et semblent se situer à la confluence de toutes les civilisations ayant pu exister . Elles sont porteuses d’une insondable énigme autant pour les archéologues que pour les historiens d’art qui y voient de mystérieuses parentés avec l’art pré-colombien, ou celtique, ou sumérien, ou égyptien, voire inuit.

Il y a dans cette statuaire, les traces de toute l’histoire des cultures et des spiritualités du monde. Il y a de l’animisme et du panthéisme dans ce qu’elle semble vouloir invoquer, évoquer ou représenter. Il en émane une sorte de ferveur religieuse familière, profane, syncrétique, joyeuse, ouverte et partageable… Comme si ces troublantes figurines au charme d’antiques divinités étaient l’expression d’une foi en l’humanité tout entière, passée, présente et à venir .

Pierre Souchaud

Je modèle et je peins sur trois accords 

    « Lors de ma courte formation en arts plastiques, j’ai appris l’essentiel de la terre et de la peinture: une liste scrupuleusement griffonnée et précise des choses à ne pas faire et que je me plais à approfondir.

    Voilà toute la base de mes travaux mais aussi ma philosophie de vie. Le défaut m’intéresse!

    Je me sens toujours et plus que jamais rocker. Je n’ai pas pour ambition d’être un virtuose, mais de dire et d’exprimer. C’est peut-être pour cette raison que je dérange les puristes, tant pis.

    J’ai des tonnes de choses à dire, des émotions à graver et à crier. Ainsi je prends mes ébauchoirs, mes pinceaux, le micro ou ma guitare, et je dis ce que j’ai à dire, le conscient et l’inconscient.

    La céramique vous apprend l’humilité. Elle vous fait rapidement comprendre que l’on ne maîtrise pas tout et que finalement, ce n’est pas si sérieux…

    J’expose depuis 2000 dans différentes galeries et musées en Europe. Mon travail actuel consiste à croiser des critères de beauté appartenant à différentes cultures (tatouages, scarifications, vêtements et signes religieux distinctifs). Ces codes culturels une fois mixés donnent des allures étranges et intemporelles à mes sculptures. »

Alain Kieffer

Elisabeth Gilbert Dragic

Mémorielles  frondaisons

Les fleurs fanées, les feuillages, les forêts tropicales, où Elisabeth Gilbert-Dragic semble vouloir se fondre à travers sa peinture, sont des images d’innocence cueillies autrefois par la petite fille qu’elle fut. Des végétations qui, aujourd’hui, ont acquis cette sensualité intemporelle, pleines de toutes les senteurs de l’humus nourricier et des corps aimés. Des fleurs qui nous semblent si familières qu’on en oublie leurs origines, l’exotisme des voyages dont elles sont issues; à l’instar des dahlias, originaires des régions chaudes du Mexique, d’Amérique centrale et de la Colombie, et que les Aztèques appelaient Cocoxochitl. Ce sont des frondaisons de paradis perdus, sublimées comme le sont les réminiscences de royaumes rêvés. Elles sont ressurgies de ses plus intimes jardins de mémoire. Les oeuvres d’Elisabeth Gilbert-Dragic sont nées de la fusion naturelle de l’humain et du végétal.

Pierre Souchaud

Des trois étapes de la fleur, Elisabeth Gilbert Dragic aime à représenter le dernier, quand le temps a fait son œuvre et que la fleur, alors fanée, raconte plus qu’elle ne parait. Est-ce une ode au temps qui passe ? Assurément, mais c’est aussi une manière délicate d’ériger, à coups de grands formats tout de même, ces petits rien de notre existence. Le temps semble accroché à chaque pétale avant qu’il ne succombe définitivement.

Cette fragilité florale, presque humaine au fond, rend évidemment hommage aux vanités des maîtres espagnols et hollandais du XVIIe ; mais la démarche d’Elisabeth apparait bien plus jusqu’auboutiste dans son rapport à la peinture. En effet, les fleurs fanées qui l’entourent à l’atelier subissent un traitement particulier : un bain furtif dans le pot de peinture blanche acrylique. Ce geste évoque l’embaumement, le rituel, une sorte de « taxifleurmie » par la peinture.

Le motif floral, paré de sa nouvelle robe acrylique est ensuite représenté sur la toile pour fixer cette relation entre sublimation et étouffement, qui mêle d’un seul geste ses deux univers : floral et artistique.

Marlène Girardin, historienne de l’art

FORMATION

1993/94 Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon.

1988-92 Diplôme d’architecture d’intérieur, Ecole d’Art Appliqué de la Ville de Lyon.

Evelyne Galinski

une maïeutique

Les sculptures d’Evelyne Galinski ne laissent pas indifférent.

Pour certains, elles témoignent de la finitude humaine et de la mort impossible à apprivoiser. Pour d’autres, elles sont le fruit d’une recherche spirituelle, là où les corps semblent chercher l’extase, dans une lévitation vers une destination inconnue. Ou bien, la perception d’une familiarité, dans la gestuelle des corps sculptés, montre le labeur d’une quotidienneté simple qui cherche à être reliée.

Bien d’autres aspects apparaissent dans les sculptures d’Evelyne Galinski, lorsque par exemple une main se pose avec protection sur la tête d’un enfant. Celui-ci, ou un autre, se retrouve avec un livre ouvert sur les genoux et, dans une concentration paisible, découvre quelque chose que nous ne saurons jamais. 

Mon propos vise un aspect remarquable qui semble être le fil de toutes les sculptures d’Evelyne Galinski. Il touche à l’universel, c’est-à-dire au plus intime de nous-même, et d’un autre côté rencontre l’actualité afin d’éclairer notre contemporanéité. L’artiste est toujours dépassé par son œuvre. Son talent devient canal d’un réel qui lui permet à son tour de poursuivre la transformation de l’œuvre.

Que regardons-nous lorsque le regard caresse les sculptures ? Nous ne le savons pas vraiment. Cette caresse des yeux, prélude de la jouissance, peut être à la fois une extase ou une chute, dont l’étrangeté est l’aiguillon.   

Evelyne Galinski sculpte des corps singuliers. Ils viennent tous d’un monde difficile à définir. D’un monde qui pour nous occidentaux n‘est pas familier.

Les corps sont à peine voilés ; pourtant rien n’éveille chez celui qui regarde un désir érotique. Le voile a un attrait particulier ; il peut se densifier et devient sous les doigts de l’artiste un vêtement de lambeaux, comme si la créatrice cherchait à orienter notre regard non vers l’habit mais vers autre chose.

Les yeux des personnages sont clos. Ce qui se passe ne nous est pas donné à voir. Nous ne pouvons que rester au bord, être touchés ou refuser de l’être. Dans un certain sens, ce que nous voyons est quelque chose qui est en train de disparaître. Un mouvement interne semble désir de transformation, comme dans le devenir papillon de la chrysalide. Les sculptures d’Evelyne Galinski témoignent de ce passage, de cet entre-deux qui n’est déjà plus le passé, qui n’est pas le présent — par la poussée de la métamorphose — et qui ne laisse pas pour le moment envisager l’avenir sous des traits précis. 

Ce qui importe dans l’œuvre est justement ce que l’artiste n’a peut-être pas prévu. La maïeutique n’est pas spectaculaire, elle concerne l’être qui dans le silence et le repli cherche sa mesure d’une naissance toujours à interroger. La sculpture est un des médiums qui, sous l’inspiration de l’artiste, creuse par petites touches l’accouchement d’une œuvre qui apparaît sans jamais être saisie.

A l’heure des bouleversements mondiaux écologiques, sociaux et politiques, l’œuvre d’Evelyne Galinski nous rappelle que tout changement vers un nouvel état, qu’il soit intime ou public, passe par la déprise et la nudité de l’esprit.

Francine Caspar

   

De l’argile pétrie par la main d’ Evelyne Galinski, surgissent des humains hors du temps, primordiaux, vêtus de la Terre même dont ils sont faits.Ils questionnent assurément nos origines, notre raison d’être, nos vanités contemporaines. Ils sont de matière autant terrestre que céleste, autant corporelle que spirituelle.

P.souchaud

Evelyne Galinski
Evelyne Galinski

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Paulina Fuentes Valenzuela

Dialogue de l’intime

Née en 1983 au Luxembourg, de parents chiliens

Diplômes et cursus

2004-2007 Obtention du diplôme de Dessinateur en images fixes et animées, niveau III avec mention – Enseignement aux Arts Appliqués et de l’Image (ENAAI), Chambéry

2007-2008 CAP Photographie – Atelier Magenta Dominique Sudre, Villeurbanne

2008-2010 Diplômée en art-thérapie – Université Européenne du Travail, Bruxelles

Après des études d’illustration, je découvre la photographie qui m’apparaît immédiatement comme adéquat pour mes idées et mon travail. Je décide alors d’en apprendre la technique.

J’intègre en 2008 l’atelier Magenta auprès de Dominique Sudre où il m’initie à son savoir-faire familial. Dès lors je me passionne pour le procédé argentique, sa magie, le contact sensoriel et le travail artisanal qu’il requière.

Depuis quelques années, je m’ouvre à la couleur et au numérique, qui me plongent dans un rapport moins instinctif et plus intellectuel à la composition. Je n’en reste non moins fidèle à la pratique argentique, à cette nécessité de faire des images qui accueillent chaque instant.

Mon corps, mes souffrances et mes angoisses m’ont menée à l’introspection, déclencheur impérieux de mon besoin de création qui s’exprime tout particulièrement par l’autoportrait.

Mais arrive un moment où l’introspection devient prison et où l’ouverture sur le monde, l’extérieur et l’altérité apparaissent comme une respiration nécessaire, une mise en danger salutaire.

Voici venu le moment d’ouvrir des fenêtres dans la muraille de mon for intérieur, d’aller à la rencontre de la masculinité, s’offrir à la lumière du jour, et de laisser échapper l’air vicié.

A ce dialogue de l’intime avec le vaste monde, vous êtes tous conviés.

Paulina Fuentes Valenzuela

 

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Où le rêve s’envole sur les vestiges de bonheurs vécus.

Jardins abandonnés, palais désaffectés, escaliers désertés, ruines dépeuplées… tous ces lieux en déshérence conservent une âme, une charge d’humanité, une sourde lumière intérieure venant de toutes les vies qu’on imagine les avoir remplis. On y sent des présences insaisissables jouant parmi les rayons de soleil qui parviennent encore à y pénétrer.

C’est par la photographie que Paulina Fuentes Valenzuela accomplit ce miracle de pouvoir saisir ces âmes et les réincarner. On y voit donc réapparaître, comme par magie, des corps nus se lovant parmi les gravats et les murs lézardés, des fillettes échevelées dansant au milieu des herbes folles, comme les feux follets et les elfes des contes ancestraux.

On voit aussi, dans ces mystérieux hologrammes, de prestigieux et fantasmatiques personnages, surgis de quelque grand récit historique et mythique : chevaliers, explorateurs, navigateurs, conquistadors, voyageurs légendaires, de retour dans les lieux où il avaient préalablement rêvé leurs fabuleux voyages…

La beauté ici, est dans cet envol du rêve sur les vestiges de bonheurs vécus.

Pierre Souchaud – Écrivain d’art- essayiste

Paulina Fuentes Valenzuela

 

 

 

Hélène Bret

Un parcours, une passion de l’excellence

A l’âge de 9 ans, est admise dans l’atelier de Marie-Louise Chabert des Nots-Tollet, fille ainée de Tony Tollet, portraitistes officiels de l’archevêché.Enseignement  déterminant uniquement axé sur le portrait et qui durera 11ans, au rythme de 5 heures tous les jeudis après-midi.

1972 Bac latin-grec.

1973-76 Paris. Ecole du Louvre ( Titre d’Ancien Elève de l’Ecole du Louvre pour l’Histoire de la Peinture XVIIème-XVIIIème.Ecoles Etrangères. Enseignement donné par Arnaud Brejon de Lavergnée, spécialiste du caravagisme et actuellement conservateur en chef du Mobilier National.)

1980-83 Lyon. Ecole Sup.Arts Appliqués de Lyon sous la direction du plasticien Jean-Michel Cierniewski (création textile. architecture intérieure)

1983-85 Lyon. Hôpital Croix -Rousse. Assiste aux journées opératoires du Pr Bonnet dans le but d’illustrer la somme de ses travaux.

1995-99 Lyon2. Maison de l’Orient. D.U.E.S.E.(apprentissage de l’écriture hiéroglyphique et hiératique égyptienne)

Activité artistique entièrement axée sur l’édition scientifique:

1983-99 Illustrations hyperréalistes pour la recherche médicale.(spécialisée en ophtalmologie)

1998- à ce jour Etudes documentaires d’objets antiques pour la recherche archéologique (spécialisée en égyptologie) – Membre de la Mission Française de Fouilles de Tanis. Egypte

Aujourd’hui, elle prépare un kimono géant en soie pour l’exposition  » Explorateurs et jardins perdus » octobre 2017

 

 

Izabella Ortiz

Izabella Ortiz

L’œuvre d’Izabella Ortiz est une immersion dans les grands fonds amniotiques du monde, pour y dresser une cartographie de ces abysses ou s’entrelacent ses rêves, ses mythes personnels et ses souvenirs intimes.

Dans chacune de ses compositions, les éléments figurés d’une fabuleuse prolifération sous-marine, à la fois florale et animale, entrent en symbiose et font la trame et la chaîne d’un merveilleux et vivant tissage racontant l’histoire et la géographie du l’humanité entière et sans couture.

On y voit s’y esbaudir toutes sortes d’animalcules irréels, d’organismes aux postures follement inventives, de diatomées aux formes inédites, plus ou moins invertébrées et irrévérencieuses envers la science, accompagnées de constellations de regards s’interrogeant sur eux-mêmes et ce qui les entoure.

Nous y sommes, par la seule magie de la peinture et du dessin au service de son imaginaire, dans la luxuriance profuse du monde à ses origines aqueuses, plein d’une activité grouillante, expansive et colorée, où le plancton premier semble en voie d’éclosion aérienne.

Pierre Souchaud /écrivain et critique d’art / Janvier 2017

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Un travail de dentellière…

Izabella tisse un réseau pictographique dense et complexe de silhouettes, humanoïdes, de figures embryonnaires parfois géminées et constituées de milliers de points, de touches, de biffures faisant vibrer la surface de la toile.

Notre regard est happé dans ce dédale.

Digne successeur de l’architecte, elle tisse le fil d’ariane à la manière de Pénélope non pas au sens d’inachevé mais au sens de perpétuelle métamorphose car lorsqu’une image émerge, elle semble se dissoudre instantanément pour donner naissance à une autre, passant du microcosme au macrocosme.

De sa frénésie picturale et pointilleuse depuis 2009 lignes et points forment des capillaires qui irriguent la surface du papier jusque dans sa fibre tout comme Izabella est imprégnée de ses cultures (de mère australienne et d’un père franco-colombien) et de ses expériences de vie en Australie et en Alaska.

Véronique Laloue

1-2015-songes-de-loba-70x50cm 2-2015-mues-de-loba-65x50cm 3-2015-serie-lecume-des-songes-65x50cm 4-2015-serie-forest-spells-29x29cm 5-2015-serie-cracheuse-de-songes-70x50cm 6-2016-serie-forest-spells-29x29cm 7-2016-serie-water-memories-50x40cm 8-2016-serie-water-memories-50x40 9-2016-serie-water-memories-29x24-cm 10-2016-water-memories-70x50cm 11-2016-serie-songes-infuses-70x50

Claire Roger

 

 »Mon travail est une aventure graphique qui s’élabore à partir de terres colorées dans la masse et dont la singularité repose essentiellement sur le traitement simultané de la couleur, du graphisme et du volume. Ce graphisme puise sa source dans l’épaisseur de la matière et trouve sa forme dans le geste allié à l’outil. Il met en jeu les notions telles que : stratification, croisement, superposition, juxtaposition, répétition, modulation….. J’aime que mon travail s’inscrive dans la durée, heure par heure,jour après jour… » Claire Roger

Etudes Beaux-Arts de 1975 à 1979, l’artiste expose dans de nombreuses manifestations nationales et internationales dédiées à la céramique. Ses oeuvres font parties de collections privées et étatiques.

 

Christine Viennet

Céramiste Sculpteur

L’évocation de la Nature est pour Christine Viennet, née en Norvège en 1947, une forme d’expression essentielle dans l’art de sa céramique.

Après un passage à l’Ecole des Beaux Arts d’Oslo, elle travaille chez deux grands céramistes Norvégiens, Rolf Hansen et Bente von Krogh, en France avec le Père Paoli à l’Abbaye de Saint Michel de Cuxa, puis aux ateliers de Lurçat et Picart Le Doux à Perpignan (1965 – 1971).

1971 Première exposition à Paris à la Galerie Christian de Bertier.

Passionnée par l’œuvre du grand céramiste Français de la Renaissance, Bernard Palissy, elle crée avec exubérance, vases, plats, bassins, sculptures…animés de batraciens, reptiles, faunes et flores terrestres comme aquatiques (1972 – 2007).

Mutations et les Créatures marines font partie de son univers actuel : sculptures modelées en argile, grès et porcelaine.

Christine Viennet mène de front ses Créations, ses Publications et ses Collections. Elle fonde en 1990 un Musée de la Céramique avec une importante collection d’œuvres de Suiveurs de Bernard Palissy du 16è au 21è siècle. La deuxième collection évoque une riche présentation des manufactures Européennes du 19è siècle, d’environ 6000 pièces représentant les Arts de la Table.

Elle publie en septembre 2010, aux Editions Faton : « Bernard Palissy et ses suiveurs du XVIè au XXIè siècle

Ses œuvres se trouvent chez des collectionneurs et musées internationaux:

 

Musée du National Design, New York  (1996 et 2010)

La Maison Impériale du Japon (1998)

Musée de Lisieux (2000)

Musée de la Céramique de Sèvres (2000 et 2009) 

Musée des Beaux Arts de Tours (2002)

Museum of Fine Arts, New Orleans (2003) 

Musée Adrien Dubouché, Limoges (2003)  

Musée de La Faïencerie de Gien (2003) 

Museum of Arts and Design, New York (2005) 

Musée des Arts Décoratifs de Bordeaux (2005)  

Musée Bernard Palissy, Saint Avit (2006)

Musée de Sèvres (2010)- Musée de Biot (2012)

Musée de Skokloster, Suède (2012)-

Musée de Rabastens (2014)

Musée de Samadet (2015)