Christine Viennet

Christine Viennet

Splendeurs pélagiques

Dans les grands fonds marins, peuplés d’une faune aux formes et couleurs exubérantes, il existe une liberté créative, une gaité et une étonnante énergie vitale. Et c’est de cette vie aquatique première, d’une extraordinaire richesse, qu’est surgie, dit-on, la vie terrestre. Les faïences de Christine Viennet sont inspirées par ces formes naturelles, par leur fabuleuse inventivité et par une nécessité intérieure, qui leur confère une étonnante vitalité. L’artiste entreprend donc de compléter la création naturelle et d’élargir le répertoire des espèces sous-marines, en proposant des « êtres organisés » aux formes encore plus complexes, baroques, libres, colorées et merveilleuses.  Par la faïence dont elle possède l’absolue maîtrise, Christine Viennet, nous rapporte, tel l’explorateur de continents oubliés, des trésors de vies jusque-là insoupçonnés.

Pierre Souchaud

 

Christine Viennet

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L’évocation de la Nature est pour Christine Viennet, née en Norvège en 1947, une forme d’expression essentielle dans l’art de sa céramique.

Après un passage à l’Ecole des Beaux Arts d’Oslo, elle travaille chez deux grands céramistes Norvégiens, Rolf Hansen et Bente von Krogh, en France avec le Père Paoli à l’Abbaye de Saint Michel de Cuxa, puis aux ateliers de Lurçat et Picart Le Doux à Perpignan (1965 – 1971).

1971 Première exposition à Paris à la Galerie Christian de Bertier.

Passionnée par l’œuvre du grand céramiste Français de la Renaissance, Bernard Palissy, elle crée avec exubérance, vases, plats, bassins, sculptures…animés de batraciens, reptiles, faunes et flores terrestres comme aquatiques (1972 – 2007).

Mutations et les Créatures marines font partie de son univers actuel : sculptures modelées en argile, grès et porcelaine.

Christine Viennet mène de front ses Créations, ses Publications et ses Collections. Elle fonde en 1990 un Musée de la Céramique avec une importante collection d’œuvres de Suiveurs de Bernard Palissy du 16è au 21è siècle. La deuxième collection évoque une riche présentation des manufactures Européennes du 19è siècle, d’environ 6000 pièces représentant les Arts de la Table.

 

 

Rieja Van Aart

RIEJA VAN AART Photographe

Née aux Pays Bas, vit et travaille en Touraine.

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Rencontres inattendues

Les photographies de Rieja Van Aart, nous proposent des rencontres inattendues entre toutes sortes d’objets, matières et éléments végétaux. Ces juxtapositions silencieuses prennent vie, deviennent langage et se chargent d’une sorte d’évidence sensible ou de message spirituel, par la mystérieuse force symbolique qui émane des éléments ainsi juxtaposés. Ces natures mortes sont pleines d’une magie et d’une intensité vitale, comme peuvent en contenir les ostensoirs rituels des religions animistes et chamaniques.

Pierre Souchaud écrivain et critique d’art

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RIEJA VAN AART demeure une photographe à la créativité déroutante. Explorant avec lyrisme le genre de la nature morte ou still-life (vie silencieuse), cette artiste nous fait pénétrer dans un univers chargé d’une force symbolique mystérieuse. Des serviettes de table deviennent alors le refuge de la peau muée d’un squamate, tandis que des rameaux noués d’éléments végétaux s’élèvent comme pour nous rappeler la présence d’un esprit chamanique. Se jouant de la perspective pour laisser s’affirmer la ligne graphique des objets qu’elle met en scène, Rieja VAN AART compose ainsi une réalité atmosphérique où seul le ressenti compte.

Pauline MOURÉ , historien d’art

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« Ses natures ‘mortes’ nous introduisent à une autre dimension de la vie,

comme si nous passions de l’autre côté du visible»

Michel DIAZ, écrivain

Oeuvres

Photos numériques, imprimées sur papier d’art Hahnemühle.

Imprimante et encres : Epson PRO.

Edition limitée à 5 tirages + 1 épreuve d’artiste.

Dimensions : 30 x 45 cm, 50 x 75 cm et 70 x 100 cm.

 

Simone Pheulpin

Odile Mandrette

Quelques idées un peu en vrac des techniques que j’emploie…

A l’origine des techniques dont j’use aujourd’hui, c’est une recherche de nouveaux matériaux, autorisant des formes plus légères, plus transparentes, complémentaires avec la densité et rigidité de la terre cuite. Je troque donc parfois selon les besoins, ébauchoirs, mirettes et pinceaux contre aiguilles et crochets et décapeur thermique. Les techniques que je met en oeuvre, sont des techniques de base, un point simple et des noeuds. Cela emprunte aux « ouvrages de dames » certes, mais sans le savoir-faire de la brodeuse, de la tricoteuse ou de la dentellière. Ce qui m’intéresse, est la matière qui va se créer, matière que je vais pouvoir bruler, fondre afin de lui conférer de nouvelles propriétés, enduire de matières colorées ou enrichir d’éléments fabriqués ou récupérés. J’aime autant rentrer dans une mercerie que dans un magasin de bricolage, être tentée par les rayons d’un fournisseur pour beaux arts que fouiller chez un ferrailleur, visiter des palais que écumer les vides greniers ou je trouve idées et matières premières. J’expérimente aussi des mélange de matériaux, colles, de nouveaux supports empruntés au bâtiment …etc …la liste est loin d’être exhaustive !!!

O . Mandrette

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La flore d’un paradis perdu.

 

L’œuvre d’Odile Mandrette est protéiforme et flamboyante. Elle embrasse la totalité du monde des formes, des images et des mots. Elle crée avec eux de joyeuses rencontres pour faire apparaître de nouvelles espèces florales, paradisiaques sans doute, poétiques bien-sûr.

“Mes petits et grands héros d’étoffe ou de terre, dit-elle, s’empanachent de végétal, se fardent de pigments, se crochètent des crinières folles, se parent de matières cuites, s’incrustent de gaufrés, s’enguirlandent de friandises, se couvrent de trésors sauvés du rebut, se font beaux”  … Oui, ils se font beaux pour séduire le voyageur, pour capter son regard, pour le fasciner et l’émerveiller, comme le faisait la Gorgone des jardins féériques des grands récits mythologiques.

Pierre Souchaud

 

 

Brigitte Long

Photographie portrait  de Thérèse Roberjot

Brigitte Long

Pétrifications de songe et de mémoire

Brigitte Long entretient un dialogue silencieux, intime, puissant et profond avec la matière. Qu’il s’agisse de céramique, de peinture ou de  sculpture,  elle poursuit  toujours le même corps à corps avec le matériau sollicité,  pour en exprimer l’évidence interne, pour en révéler l’âme et les pensées secrètes, pour en exalter la sensualité infuse.

Les oeuvres de grès ou porcelaine  présentées ici, façonnées, engobées, émaillées,  sont cuites avec la technique du raku, qui permet de conjuguer brutalité et douceur, rudesse et subtilité, sobriété formelle et tension spirituelle.

Ces pétrifications de temps et d’espace, couvertes des griffures de la mémoire du monde, sont des objets  à regarder et  caresser pour mieux s’imprégner de toutes les  vérités terrestres.

 Pierre Souchaud

Evelyne Galinski

une maïeutique

Les sculptures d’Evelyne Galinski ne laissent pas indifférent.

Pour certains, elles témoignent de la finitude humaine et de la mort impossible à apprivoiser. Pour d’autres, elles sont le fruit d’une recherche spirituelle, là où les corps semblent chercher l’extase, dans une lévitation vers une destination inconnue. Ou bien, la perception d’une familiarité, dans la gestuelle des corps sculptés, montre le labeur d’une quotidienneté simple qui cherche à être reliée.

Bien d’autres aspects apparaissent dans les sculptures d’Evelyne Galinski, lorsque par exemple une main se pose avec protection sur la tête d’un enfant. Celui-ci, ou un autre, se retrouve avec un livre ouvert sur les genoux et, dans une concentration paisible, découvre quelque chose que nous ne saurons jamais. 

Mon propos vise un aspect remarquable qui semble être le fil de toutes les sculptures d’Evelyne Galinski. Il touche à l’universel, c’est-à-dire au plus intime de nous-même, et d’un autre côté rencontre l’actualité afin d’éclairer notre contemporanéité. L’artiste est toujours dépassé par son œuvre. Son talent devient canal d’un réel qui lui permet à son tour de poursuivre la transformation de l’œuvre.

Que regardons-nous lorsque le regard caresse les sculptures ? Nous ne le savons pas vraiment. Cette caresse des yeux, prélude de la jouissance, peut être à la fois une extase ou une chute, dont l’étrangeté est l’aiguillon.   

Evelyne Galinski sculpte des corps singuliers. Ils viennent tous d’un monde difficile à définir. D’un monde qui pour nous occidentaux n‘est pas familier.

Les corps sont à peine voilés ; pourtant rien n’éveille chez celui qui regarde un désir érotique. Le voile a un attrait particulier ; il peut se densifier et devient sous les doigts de l’artiste un vêtement de lambeaux, comme si la créatrice cherchait à orienter notre regard non vers l’habit mais vers autre chose.

Les yeux des personnages sont clos. Ce qui se passe ne nous est pas donné à voir. Nous ne pouvons que rester au bord, être touchés ou refuser de l’être. Dans un certain sens, ce que nous voyons est quelque chose qui est en train de disparaître. Un mouvement interne semble désir de transformation, comme dans le devenir papillon de la chrysalide. Les sculptures d’Evelyne Galinski témoignent de ce passage, de cet entre-deux qui n’est déjà plus le passé, qui n’est pas le présent — par la poussée de la métamorphose — et qui ne laisse pas pour le moment envisager l’avenir sous des traits précis. 

Ce qui importe dans l’œuvre est justement ce que l’artiste n’a peut-être pas prévu. La maïeutique n’est pas spectaculaire, elle concerne l’être qui dans le silence et le repli cherche sa mesure d’une naissance toujours à interroger. La sculpture est un des médiums qui, sous l’inspiration de l’artiste, creuse par petites touches l’accouchement d’une œuvre qui apparaît sans jamais être saisie.

A l’heure des bouleversements mondiaux écologiques, sociaux et politiques, l’œuvre d’Evelyne Galinski nous rappelle que tout changement vers un nouvel état, qu’il soit intime ou public, passe par la déprise et la nudité de l’esprit.

Francine Caspar

   

De l’argile pétrie par la main d’ Evelyne Galinski, surgissent des humains hors du temps, primordiaux, vêtus de la Terre même dont ils sont faits.Ils questionnent assurément nos origines, notre raison d’être, nos vanités contemporaines. Ils sont de matière autant terrestre que céleste, autant corporelle que spirituelle.

P.souchaud

Evelyne Galinski
Evelyne Galinski

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Paulina Fuentes Valenzuela

Dialogue de l’intime

Née en 1983 au Luxembourg, de parents chiliens

Diplômes et cursus

2004-2007 Obtention du diplôme de Dessinateur en images fixes et animées, niveau III avec mention – Enseignement aux Arts Appliqués et de l’Image (ENAAI), Chambéry

2007-2008 CAP Photographie – Atelier Magenta Dominique Sudre, Villeurbanne

2008-2010 Diplômée en art-thérapie – Université Européenne du Travail, Bruxelles

Après des études d’illustration, je découvre la photographie qui m’apparaît immédiatement comme adéquat pour mes idées et mon travail. Je décide alors d’en apprendre la technique.

J’intègre en 2008 l’atelier Magenta auprès de Dominique Sudre où il m’initie à son savoir-faire familial. Dès lors je me passionne pour le procédé argentique, sa magie, le contact sensoriel et le travail artisanal qu’il requière.

Depuis quelques années, je m’ouvre à la couleur et au numérique, qui me plongent dans un rapport moins instinctif et plus intellectuel à la composition. Je n’en reste non moins fidèle à la pratique argentique, à cette nécessité de faire des images qui accueillent chaque instant.

Mon corps, mes souffrances et mes angoisses m’ont menée à l’introspection, déclencheur impérieux de mon besoin de création qui s’exprime tout particulièrement par l’autoportrait.

Mais arrive un moment où l’introspection devient prison et où l’ouverture sur le monde, l’extérieur et l’altérité apparaissent comme une respiration nécessaire, une mise en danger salutaire.

Voici venu le moment d’ouvrir des fenêtres dans la muraille de mon for intérieur, d’aller à la rencontre de la masculinité, s’offrir à la lumière du jour, et de laisser échapper l’air vicié.

A ce dialogue de l’intime avec le vaste monde, vous êtes tous conviés.

Paulina Fuentes Valenzuela

 

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Où le rêve s’envole sur les vestiges de bonheurs vécus.

Jardins abandonnés, palais désaffectés, escaliers désertés, ruines dépeuplées… tous ces lieux en déshérence conservent une âme, une charge d’humanité, une sourde lumière intérieure venant de toutes les vies qu’on imagine les avoir remplis. On y sent des présences insaisissables jouant parmi les rayons de soleil qui parviennent encore à y pénétrer.

C’est par la photographie que Paulina Fuentes Valenzuela accomplit ce miracle de pouvoir saisir ces âmes et les réincarner. On y voit donc réapparaître, comme par magie, des corps nus se lovant parmi les gravats et les murs lézardés, des fillettes échevelées dansant au milieu des herbes folles, comme les feux follets et les elfes des contes ancestraux.

On voit aussi, dans ces mystérieux hologrammes, de prestigieux et fantasmatiques personnages, surgis de quelque grand récit historique et mythique : chevaliers, explorateurs, navigateurs, conquistadors, voyageurs légendaires, de retour dans les lieux où il avaient préalablement rêvé leurs fabuleux voyages…

La beauté ici, est dans cet envol du rêve sur les vestiges de bonheurs vécus.

Pierre Souchaud – Écrivain d’art- essayiste

Paulina Fuentes Valenzuela

 

 

 

Hélène Bret

Un parcours, une passion de l’excellence

A l’âge de 9 ans, est admise dans l’atelier de Marie-Louise Chabert des Nots-Tollet, fille ainée de Tony Tollet, portraitistes officiels de l’archevêché.Enseignement  déterminant uniquement axé sur le portrait et qui durera 11ans, au rythme de 5 heures tous les jeudis après-midi.

1972 Bac latin-grec.

1973-76 Paris. Ecole du Louvre ( Titre d’Ancien Elève de l’Ecole du Louvre pour l’Histoire de la Peinture XVIIème-XVIIIème.Ecoles Etrangères. Enseignement donné par Arnaud Brejon de Lavergnée, spécialiste du caravagisme et actuellement conservateur en chef du Mobilier National.)

1980-83 Lyon. Ecole Sup.Arts Appliqués de Lyon sous la direction du plasticien Jean-Michel Cierniewski (création textile. architecture intérieure)

1983-85 Lyon. Hôpital Croix -Rousse. Assiste aux journées opératoires du Pr Bonnet dans le but d’illustrer la somme de ses travaux.

1995-99 Lyon2. Maison de l’Orient. D.U.E.S.E.(apprentissage de l’écriture hiéroglyphique et hiératique égyptienne)

Activité artistique entièrement axée sur l’édition scientifique:

1983-99 Illustrations hyperréalistes pour la recherche médicale.(spécialisée en ophtalmologie)

1998- à ce jour Etudes documentaires d’objets antiques pour la recherche archéologique (spécialisée en égyptologie) – Membre de la Mission Française de Fouilles de Tanis. Egypte

Aujourd’hui, elle prépare un kimono géant en soie pour l’exposition  » Explorateurs et jardins perdus » octobre 2017

 

Claire Roger

 

 »Mon travail est une aventure graphique qui s’élabore à partir de terres colorées dans la masse et dont la singularité repose essentiellement sur le traitement simultané de la couleur, du graphisme et du volume. Ce graphisme puise sa source dans l’épaisseur de la matière et trouve sa forme dans le geste allié à l’outil. Il met en jeu les notions telles que : stratification, croisement, superposition, juxtaposition, répétition, modulation….. J’aime que mon travail s’inscrive dans la durée, heure par heure,jour après jour… » Claire Roger

Etudes Beaux-Arts de 1975 à 1979, l’artiste expose dans de nombreuses manifestations nationales et internationales dédiées à la céramique. Ses oeuvres font parties de collections privées et étatiques.

 

Karine Malatier

Quand   l’émotion devient forme

La photographie, pour Karine Malatier, comme pour tous les grands photographes, n’est pas une fin en soi, mais un moyen au service d’une nécessité première: celle de saisir l’émotion produite par la vision fugace et miraculeuse d’une vérité personnelle qui transcende le simple regard et que l’on veut faire partager.

Pour faire partager cette émotion, il faut la mettre en forme et c’est alors que le savoir- faire technique permet de créer son propre vocabulaire plastique et sa propre syntaxe, qui rendent possible l’expression exacte de la vérité sensible, en même temps que son partage et sa compréhension par tous. Et c’est cette intensité de l’émotion qui, toujours, génère le langage ou l’écriture qui conviennent pour l’exprimer.

La force expressive des photographies de Karine Malatier tient dans la sobriété de l’écriture et cette épuration rendue par un noir et blanc qui intensifie le propos, la lumière intérieure et le mystère poétique.

Ici, la beauté formelle des images découle naturellement de la beauté native du sujet, de cette innocence et de cette pureté de cœur des humains blancs ou noirs représentés.

Ici, l’intelligence du cœur devient intelligence plastique.

Pierre Souchaud