Florence Corbi

L’incandescence est son royaume

La vie, Florence Corbi lui rend hommage et justice par le feu. Non qu’elle brûle sa vie – les pyromanes et les artificiers sont des faiseurs –, elle prend juste soin du vivant, elle en attise l’ardeur, elle souffle sur les braises. Portant à cuisson des songes de glaise, elle infuse des formes enfouies. L’incandescence est son royaume. À la mort, à la vie. Colin Lemoine

Florence Corbi

Les efflorescences en porcelaine de Florence Corbi ont la liberté, la vérité  et  la luxuriance de celles que l’on trouve sur les parois rocheuses des fonds marins. Elles sont épanouissement d’une nécessité de nature, profonde, intemporelle et universelle. Elles émerveillent le regard pour mieux interroger le mystère de l’apparition de la vie, des êtres vivants, animaux ou végétaux,  et de leur  organisation sociale.

La beauté et l’émotion esthétique sont là,  dans ce que  l’on peut voir comme une  métaphore des sociétés humaines et de cette harmonie interne qui leur permet d’exister et se renouveler..

« Mon travail explore le thème du groupe, les équilibres de pouvoir entre les hommes,  dans leurs entreprises et en rapport avec la nature qui les environne. Mes sculptures disent  les promesses d’un futur malgré ses incertitudes présentes» , nous confie l’artiste…Et en effet ,  ses « foules » pleines de vitalité, comme brusquement  jaillies du minéral,   semblent assumer joyeusement leur « être au monde ».

L’art de Florence Corbi devient alors  le récit de minuscules épopées vécues par les étranges tribus qu’elle a extraites du kaolin pour donner forme à  ses rêveries.

Pierre Souchaud essayiste écrivain d’art

Partager :