Odile Mandrette

Odile Mandrette

Plasticienne

Études aux Beaux-Arts de Toulouse de 1973 à 1979.

Sculpture et céramique.

Quelques idées un peu en vrac des techniques que j’emploie…

A l’origine des techniques dont j’use aujourd’hui, c’est une recherche de nouveaux matériaux,

autorisant des formes plus légères, plus transparentes, complémentaires avec la densité et rigidité

de la terre cuite.

Je troque donc parfois selon les besoins, ébauchoirs, mirettes et pinceaux contre aiguilles et

crochets et décapeur thermique. Les techniques que je met en oeuvre, sont des techniques de

base, un point simple et des noeuds. Cela emprunte aux « ouvrages de dames » certes, mais sans

le savoir-faire de la brodeuse, de la tricoteuse ou de la dentellière. Ce qui m’intéresse, est la

matière qui va se créer, matière que je vais pouvoir bruler, fondre afin de lui conférer de nouvelles

propriétés, enduire de matières colorées ou enrichir d’éléments fabriqués ou récupérés.

J’aime autant rentrer dans une mercerie que dans un magasin de bricolage, être tentée par les

rayons d’un fournisseur pour beaux arts que fouiller chez un ferrailleur, visiter des palais que

écumer les vides greniers ou je trouve idées et matières premières.

J’expérimente aussi des mélange de matériaux, colles, de nouveaux supports empruntés au

bâtiment …etc …la liste est loin d’être exhaustive !!! O . Mandrette

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La flore d’un paradis perdu.

L’œuvre d’Odile Mandrette est protéiforme et flamboyante. Elle embrasse la totalité du monde des formes, des images et des mots. Elle crée avec eux de joyeuses rencontres pour faire apparaître de nouvelles espèces florales, paradisiaques sans doute, poétiques bien-sûr.

“Mes petits et grands héros d’étoffe ou de terre, dit-elle, s’empanachent de végétal, se fardent de pigments, se crochètent des crinières folles, se parent de matières cuites, s’incrustent de gaufrés, s’enguirlandent de friandises, se couvrent de trésors sauvés du rebut, se font beaux”  … Oui, ils se font beaux pour séduire le voyageur, pour capter son regard, pour le fasciner et l’émerveiller, comme le faisait la Gorgone des jardins féériques des grands récits mythologiques.

Pierre Souchaud

 

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