Paulina Fuentes Valenzuela

Dialogue de l’intime

Née en 1983 au Luxembourg, de parents chiliens

Diplômes et cursus

2004-2007 Obtention du diplôme de Dessinateur en images fixes et animées, niveau III avec mention – Enseignement aux Arts Appliqués et de l’Image (ENAAI), Chambéry

2007-2008 CAP Photographie – Atelier Magenta Dominique Sudre, Villeurbanne

2008-2010 Diplômée en art-thérapie – Université Européenne du Travail, Bruxelles

Après des études d’illustration, je découvre la photographie qui m’apparaît immédiatement comme adéquat pour mes idées et mon travail. Je décide alors d’en apprendre la technique.

J’intègre en 2008 l’atelier Magenta auprès de Dominique Sudre où il m’initie à son savoir-faire familial. Dès lors je me passionne pour le procédé argentique, sa magie, le contact sensoriel et le travail artisanal qu’il requière.

Depuis quelques années, je m’ouvre à la couleur et au numérique, qui me plongent dans un rapport moins instinctif et plus intellectuel à la composition. Je n’en reste non moins fidèle à la pratique argentique, à cette nécessité de faire des images qui accueillent chaque instant.

Mon corps, mes souffrances et mes angoisses m’ont menée à l’introspection, déclencheur impérieux de mon besoin de création qui s’exprime tout particulièrement par l’autoportrait.

Mais arrive un moment où l’introspection devient prison et où l’ouverture sur le monde, l’extérieur et l’altérité apparaissent comme une respiration nécessaire, une mise en danger salutaire.

Voici venu le moment d’ouvrir des fenêtres dans la muraille de mon for intérieur, d’aller à la rencontre de la masculinité, s’offrir à la lumière du jour, et de laisser échapper l’air vicié.

A ce dialogue de l’intime avec le vaste monde, vous êtes tous conviés.

Paulina Fuentes Valenzuela

 

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Où le rêve s’envole sur les vestiges de bonheurs vécus.

Jardins abandonnés, palais désaffectés, escaliers désertés, ruines dépeuplées… tous ces lieux en déshérence conservent une âme, une charge d’humanité, une sourde lumière intérieure venant de toutes les vies qu’on imagine les avoir remplis. On y sent des présences insaisissables jouant parmi les rayons de soleil qui parviennent encore à y pénétrer.

C’est par la photographie que Paulina Fuentes Valenzuela accomplit ce miracle de pouvoir saisir ces âmes et les réincarner. On y voit donc réapparaître, comme par magie, des corps nus se lovant parmi les gravats et les murs lézardés, des fillettes échevelées dansant au milieu des herbes folles, comme les feux follets et les elfes des contes ancestraux.

On voit aussi, dans ces mystérieux hologrammes, de prestigieux et fantasmatiques personnages, surgis de quelque grand récit historique et mythique : chevaliers, explorateurs, navigateurs, conquistadors, voyageurs légendaires, de retour dans les lieux où il avaient préalablement rêvé leurs fabuleux voyages…

La beauté ici, est dans cet envol du rêve sur les vestiges de bonheurs vécus.

Pierre Souchaud – Écrivain d’art- essayiste

Paulina Fuentes Valenzuela

 

 

 

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