Izabella Ortiz

Izabella Ortiz

L’œuvre d’Izabella Ortiz est une immersion dans les grands fonds amniotiques du monde, pour y dresser une cartographie de ces abysses ou s’entrelacent ses rêves, ses mythes personnels et ses souvenirs intimes.

Dans chacune de ses compositions, les éléments figurés d’une fabuleuse prolifération sous-marine, à la fois florale et animale, entrent en symbiose et font la trame et la chaîne d’un merveilleux et vivant tissage racontant l’histoire et la géographie du l’humanité entière et sans couture.

On y voit s’y esbaudir toutes sortes d’animalcules irréels, d’organismes aux postures follement inventives, de diatomées aux formes inédites, plus ou moins invertébrées et irrévérencieuses envers la science, accompagnées de constellations de regards s’interrogeant sur eux-mêmes et ce qui les entoure.

Nous y sommes, par la seule magie de la peinture et du dessin au service de son imaginaire, dans la luxuriance profuse du monde à ses origines aqueuses, plein d’une activité grouillante, expansive et colorée, où le plancton premier semble en voie d’éclosion aérienne.

Pierre Souchaud /écrivain et critique d’art / Janvier 2017

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Un travail de dentellière…

Izabella tisse un réseau pictographique dense et complexe de silhouettes, humanoïdes, de figures embryonnaires parfois géminées et constituées de milliers de points, de touches, de biffures faisant vibrer la surface de la toile.

Notre regard est happé dans ce dédale.

Digne successeur de l’architecte, elle tisse le fil d’ariane à la manière de Pénélope non pas au sens d’inachevé mais au sens de perpétuelle métamorphose car lorsqu’une image émerge, elle semble se dissoudre instantanément pour donner naissance à une autre, passant du microcosme au macrocosme.

De sa frénésie picturale et pointilleuse depuis 2009 lignes et points forment des capillaires qui irriguent la surface du papier jusque dans sa fibre tout comme Izabella est imprégnée de ses cultures (de mère australienne et d’un père franco-colombien) et de ses expériences de vie en Australie et en Alaska.

Véronique Laloue

1-2015-songes-de-loba-70x50cm 2-2015-mues-de-loba-65x50cm 3-2015-serie-lecume-des-songes-65x50cm 4-2015-serie-forest-spells-29x29cm 5-2015-serie-cracheuse-de-songes-70x50cm 6-2016-serie-forest-spells-29x29cm 7-2016-serie-water-memories-50x40cm 8-2016-serie-water-memories-50x40 9-2016-serie-water-memories-29x24-cm 10-2016-water-memories-70x50cm 11-2016-serie-songes-infuses-70x50

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